Thailande

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LE CENTRE DE REHABILITATION DE GIBBONS DE PHUKET

LE CENTRE DE REHABILITATION DES GIBBONS DE PHUKET

 

 

 

Le projet de réhabilitation des Gibbons (GRP) est un des nombreux programmes soutenu par la « Wild Animal Rescue Fondation of Thailand » (Fondation Thaïlandaise de protection des animaux sauvages). Fondé en 1992, notamment par l’entremise de Terrence Dillon Morin, le projet bénéficie également de l’aide du Département Royal de la forêt Thaïlandaise.

 

L’objectif du GRP est avant tout la sauvegarde des gibbons mais aussi la protection de leur habitat naturel qu’est la forêt tropicale. Cela consiste autant par la réhabilitation des animaux confiés au projet que par un programme d’éducation du public. Il s’agit d’encourager de manière pédagogique la protection de l’environnement en Thaïlande, mais aussi de réduire tant que possible le braconnage des gibbons. Cette information vise autant à éduquer la population locale que les touristes de passage. Le projet accueille également les étudiants de tous pays désirant parfaire leur connaissance sur les gibbons.

 

Le gibbon appartient à une des cinq espèces des grands singes, appelées également singes anthropoïdes (nommées « apes » en anglais pour les différencier des « monkeys »). De petite taille, monogame et territoriale, il vit au sommet des arbres, entre 15 et30 mètresd’altitude, au niveau de la canopée, dans les forêts de basse altitude d’Asie du sud-est. Il est notamment remarquable par son mode de locomotion, appelé brachiation, qui fait de lui un des meilleurs acrobates de toute la faune sauvage. En plus de ce prodigieux spectacle, la présence des gibbons offre, aux forêts qui les abritent, la musique de leur chant très puissant qui s’entend à des kilomètres à la ronde. Principalement végétarien, il complète son alimentation faite de fruits, de feuilles et de fleurs par l’ingestion de quelques insectes et autres lézards. Il a une espérance de vie pouvant aller, en milieu naturel, jusqu’à une trentaine d’année.

 

En Thaïlande, les gibbons sont principalement menacés par la déforestation qui détruit leur habitat naturel autant que par le braconnage. Les neuf espèces de gibbons peuplant les forêts d’Asie du sud-est sont, depuis 1992, répertoriées dans l’appendice I de la convention sur le commerce International des Espèces en voie d’extinction (CITES).

 

Malheureusement, cette reconnaissance et cette protection n’empêchent toujours par, à l’heure actuelle, la poursuite de leur braconnage. Malgré les lourdes peines de prison et les fortes amendes qu’ils encourent, les braconniers continuent à capturer les bébés – ce qui nécessite l’abattage de leur mère et par conséquent l’anéantissement de tout le groupe familial – pour ensuite les revendre sur le lucratif marché des animaux exotiques de compagnie ou comme attraction touristique. C’est ainsi qu’on les retrouve souvent dans des bars contraints à boire de la bière, fumer des cigarettes et subir à longueur de soirée les flashs des appareils photos. Vous les trouverez également sur les lieux très touristiques, dans les bras de femmes qui vous proposent des photos avec les bébés gibbons sur votre épaule ou votre tête, n’acceptez surtout pas vous ne feriez qu’encourager le braconnage.

 

Toutefois, lorsqu’ils atteignent l’âge de la maturité sexuelle, vers 6 ou 7 ans, ils adoptent un comportement de plus en plus agressif renforcé par la pousse de canines impressionnantes. C’est alors qu’ils se retrouvent enfermés ou enchainés pour le restant de leur vie, parfois avec leurs dents arrachés, s’ils ne sont pas tout bonnement tués. Le seul espoir, en ce qui les concerne, est de voir ces gibbons livrés au projet du centre de réhabilitation de Phuket.

 

Le GRP ne travaille qu’avec le gibbon à main blanche (Hylobates Lar), l’espèce la plus répandue en Thaïlande. Aujourd’hui gravement menacée, la sauvegarde de l’espèce d’une extinction totale passe par la remise en liberté des animaux qui sont confiés à ce centre. Lorsqu’un gibbon arrive au GRP, il doit suivre un long processus de réhabilitation qui dure plusieurs années. Il subit d’abord un examen médical et une mise en quarantaine d’au minimum 3 mois. Il est ensuite dirigé vers le site de réhabilitation où les contacts avec ses congénères seront favorisés tandis que les rapports avec les humains seront peu à peu évités. La réussite de la réhabilitation nécessite également de recréer le lien perdu avec la forêt.

 

Au sein du projet, les jeunes sont regroupés en fonction de leurs âges. Pour ce qui est des adultes, tout est fait pour les aider à trouver un ou une partenaire pour les encourager à fonder une famille. Cette étape est indispensable à leur réhabilitation. En effet, seul des groupes familiaux suffisamment soudés et structurés seront relâchés. Malheureusement, de nombreux gibbons ne satisfont pas aux exigeants critères de la remise en liberté. Ceux-ci, condamnés à rester au centre jusqu’à la fin de leurs vies, seront dés lors entourés des meilleurs soins prodigués par un personnel spécialisé.

Depuis 2002, 21 gibbons ont été remis en liberté dans la forêt tropicale de Talang dont 7 bébés. La deuxième génération de ce groupe est en route, avec un bébé qui se porte bien et une femelle qui va prochainement avoir un petit.

Actuellement un male descend de la montagne et chante chaque jour pour une femelle qui se trouve toujours au centre. La femelle lui répond. Le personnel du centre pense qu’il s’agit d’un bon augure, et envisage de lâcher la femelle en janvier 2012 pour que le couple puisse se former. C’est une belle image que l’on a envi de voir plus souvent pour ces espèces en voie de réhabilitation.

 

Ne bénéficiant d’aucune aide financière officielle, le GRP vit notamment des dons offerts par les touristes qui rendent visite au centre de Talang, mais aussi aux volontaires qui, pour intégrer le projet, doivent s’acquitter d’une participation aux frais. L’engagement et la compétence de ces derniers contribuent également à faire progresser le projet.

Le besoin d’argent est constant : nourriture, soins vétérinaires, médicaments, achat de nouvelles cages, entretien des anciennes, équipements scientifiques, etc. Toute personne, entreprise, université ou collectivité désirant aider le centre ou parrainer le projet de réhabilitation des gibbons est chaleureusement invitée à prendre contact via le site internet du site ci-dessous pour pouvoir effectuer des dons en espèces.

Lors de votre visite également, vous pourrez faire un don en espèces dans une des urnes à l’entrée du centre, et vous participerez ainsi aux frais du GRP. Merci d’avance pour les Gibbons !

 

 

 

Le site internet : www.gibbonproject.org

 

 

 



20/12/2011
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